Id., ibid., '117, 118, 132. Cf. Sabii. not., 200. — Eutr
4. Dio, i.xw, 1. — Zosim., r, 7. — Lampiid., Alex., 122, 132, 137. — Aiir. Vict., C:ps., 2i : Epit., 2i.
LlVHi- il.— CHAPITRE II. 145
ne sait qui l'on doit le plus admirer dans tout cela, du prince ou de ses ministres.
Ce règne fut la période la plus brillanle de l'administration communale : elle y atteignit son organisation la plus parfaite , qui se conserva jusqu'au règne de Constantin , et depuis lors ne fit plus que déchoir. Je renverrai à cette dernière époque ce que je dois dire de la municipalité romaine, afin de réunir dans un seul tableau l'histoire de son développement et de sa décadence. L'honnêteté des magistrats n'eut jamais de censeur plus rigoureux qu'Alexandre; on le voit poursuivre avec une louable persévérance les spoliateurs de l'État, à quelque rang qu'ils appartinssent, et ne pas craindte d'outrer le châtiment pour lendre l'exemple plus salutaire'. A peine à l'âge d'homme, il possédait déjà par instinct ces vertus exquises que la réflexion philosophique et le travail intérieur avaient développées chez Marc-Aurèle; mais les elïorts de l'un et de l'autre pour améliorer leurs contemporains eurent une issue bien différente. Le mal politique faisait des progrès incessants; Alexandre n'avait plus sous la main que des institutions faussées, et des hommes corrompus par une ambition qui ne souffrait plus de limite.
Il se passa, dans l'année 225, un fait dont la connaissance ne nous est parvenue que très-incomplétement, et qui toutefois jette quelque lumière sur la constitution des assemblées provinciales à cette époque. La Gaule lyonnaise avait alors pour lieutenant impérial propréteur Cl. Paulinus , personnage de distinction et de mérite, mais qui s'était attiré, dans son administration, des inimitiés ardentes. Comment avait-il donné lieu à ces