‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 15 sur 353 · LIVRE I. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPITRE I

quoique beaucoup plus éteudue, n'en comptait que six. Mais les attaques des peuples germains, qui harcelaient alors la frontière rhénane, ayant changé de direction, et les grands efforts des confédérations sarmato-teutoniques s' étant concentrés vers le Danube, il fallut que le gouvernement l'omain renforçât l'Illyrie, en y faisant passer plusieurs des légions de la Gaule. Ces mouvements eurent lieu vers le temps de Trajan. Vers celui de Septime-Sévère, les forces romaines cantonnées entre le Pont-Euxin et les mers à l'ouest de la Bretagne se divisaient de la manière suivante :

Dans l'Ile de Bretagne trois légions : deux au nord près des monts Grampiens, une à l'intérieur de la province:

Sur le Rhin, trois légions : une dans la Haute-Germanie, deux dans la Basse;

Sur le Danube, onze légions, savoir : deux dans la province transdanul)ienne de Dacie, conquise par Trajan: en deçà du fleuve, quatre en Pannonie, trois en Mœsie, une en Norique et une en Rhétie. Ces deux dernières, placées en seconde ligne, gardaient les passages des Alpes illyriennes, et pouvaient secourir l'Italie dans un danger pressant'. Nous l'avons dit ailleurs : l'ensemble des provinces danubiennes portait la dénomination commune iVlllyricum, et c'est dans le même sens général que nous emploierons habituellement le mo! (YIllyrie.

Moins tourmentée par les barbares, au second siècle de notre ère, qu'elle ne l'avait ('té au premier, la Gaule eut encore un autre l)onheur, celui de Irouvei" des protecteurs généreux dans les grands empereurs, successeurs de Nerva. Trajan, qui remplit des commandements

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