I. Dio, Lv
10 [flSTOIRE DE LA GAULE.
dans celto province, ol (|ni renit à Cologne la nouvelle imprévue de son adoption \ n'oublia point sous la pourpre ce pi'eniier théâtre de sa fortune. Adrien commença par la (ianle cette longue tournée de quinze ans, qui embrassa l'un après l'autre tous les points de l'empire. Esprit curieux qu'aucun détail ne rebutait, intelligence flexible et vaste comme les intérêts de ce monde romain (ju'il avait mission de régler, il voyait tout, scrutait tout : administration militaire, administration civile, besoins des provinces, besoins des municipalités, misères publiques et privées. Dans cette remonte des rouages les plus intimes du gouvernement, il se faisait assister par les assemblées provinciales, dont il consultait l'expérience et utilisait le crédit. Les historiens rapportent qu'en Gaule il subvint aux dépenses de plusieurs cités obéîmes, et qu'il y soulagea tous les nécessiteux -, par des remises d'impôts vraisemblablement et par du tj-avail. Comme il aimait les arts et les constructions monumentales, beaucoup de villes, pour lui plaire, élevèrent des théâtres auxquels il coopérait de ses deniers ^ Nîmes eut part aux libéralités du Rc&tanraleur des Gaules'^, titre qu'Adrien reçut de la reconnaissance du pays; il y fit construire, en l'honneur de Plotine, femme de Trajan, sa Jjienfaitrice, une basilique comparée alors aux plus beaux édifices de Rome ^
Antonin le Pieux, originaiie de cette même ville de
1. Aur. Victor, Epit., 13. — Eutrop , viii. — Oros., vu, !'J.
2. Omnes causarios liberalitatibus sulilevavit. Spartian., Adrian., 5, cuni iiot. Salmas.