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scription les philosophes, les Juils et les athées, en comprenant les chrétiens sous la deuxième et la troisième de ces qualifications '.
Ces caprices de tyrannie des Domitien et des Néron n'étaient pas , à proprement parler, des persécutions contre la religion chrétienne : celles-ci commencèrent sous Trajan par le soulèvement des masses populaires au sein de quelques grandes villes d'Orient. Dans les provinces de Bithynie et de Pont , le progrès de la foi avait été si rapide que les temples du polythéisme restaient déserts, que les prêtres ne céléhraient plus de sacrifices, que le commerce des victimes était tomhé -. C'est un écrivain païen , c'est le chef de l'administration de ces provinces, Pline le Jeune , qui nous fournit ces détails. De là l'agitation de la multitude excitée par les prêtres, les réclamations violentes près des magistrats , les accusations de toute sorte et les cris de mort contre les chrétiens. Embarrassé dans l'application des lois, et profondément convaincu de l'innocence et de la pureté du nouveau culte, Pline consulta Trajan, qui, par un rescrit, traça la marche à suivre dans les procès de cette nature. « Qu'on ne recherche point les chrétiens, écri- (( vait-il, mais qu'on punisse ceux d'entre eux qui seront H dénoncés comme tels et condamnés juridiquement 'Kn
1. La tradition de l'Église donne pour chrétiens le consul Flavius Clemens et sa femme Flavia Domitilla, accusés par Domitien d'athéisme et d'affiliation aux coutumes des Juifs. Cf. Dion. ap. Xiphilin. — Suet., Domit., 15. — Euseb., Hist. eccl., m, 18.
'2. Desolata templa... victimas quarum adliuc rarissimus cmptor inveniebatur. Plin., Epist., x, 97.
3. Conquirendi non sunt : si deferantur et arguantur, puniendi sunt; ita tamenutqui negaverit se christiaaum esse, idquere ipsa mànifestum fecerit, id est supplicando diis nostris... veniani ex pœnitentia impetret, Trajan. ap. Plin., Epist., x, 98.