‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 17 sur 353 · LIVRE I. - CHAPITRE I. U · texte numérisé non relu

LIVRE I. - CHAPITRE I. U

Nîmes, et Marc-Aurèle, son fils adoplif, eurent tous deux pour la Gaule des regards de prédilection. On croit que le premier fit reconstruire Narbonne, détruite par un incendie ' : et l'on attribue à l'un et à l'autre la plupart des monuments qui décorèrent la Narbonnaise et le midi de l'Aquitaine. Commode, leur indigne successeur, ne suivit pas leur exemple-, son mauvais gouvernement laissa naître et s'aggraver des désordres qui tirent enfin peser sur la Transalpine d'insupportables calamités.

Dans l'année 186, un soldat des garnisons gauloises nommé Maternus, homme couvert de crimes et condamné au dernier supplice, sut échapper à ses gardiens. Il ne lui restait qu'à se faire brigand ; et il composa, de soldats déserteurs comme lui, une bande avec laquelle il ravagea les champs et rançonna les villages. Le nombre de ses compagnons s' étant accru rapidement, il attaqua les villes, en prit plusieurs par surprise, quelquesunes même à force ouverte. Partout, sur son passage, il brisait les portes des prisons et faisait appel aux vagabonds et aux gens flétris; après ses expéditions, les bois et les montagnes lui sen aient de retraite pour se cacher, ou de forteresse pour résister aux attaques des cohortes de police. Se voyait-il poursuivi trop vivement, il se jetait dans les Pyrénées, passait en Espagne, puis rentrait en (iaule, à fimproviste, chargé de butin-. Il fallut enfin des armées pour agir régulièrement contre cette armée de brigands ^ Les gouverneurs des provinces gauloises, entre autres Septime-Sévère, homme

1. Ceci i)araît résulter d'un passage de .Iules Capitolin. 'lit. Antoiiin., '20.

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