LIVRE III.— CHAPITRE I
saisir le chrétien par ses licteurs, et lui fit aussitôt trancher la tête. Deux jours après, ce fut le tour d'Alexandre. Les fidèles réussirent cette fois à voler, c'est le mot dont se servent les actes, les corps de leurs ft^ères exécutés ^ Sur une des collines qui dominaient Lyon se trouvait un hois épais, et au plus fort du hois, un petit vallon servant à l'écoulement des eaux pluviales. Une végétation vigoureuse d' arbustes à fruits et d'épines recouvrait ce vallon d'une voûte impénétrable aux regards ^ C'est là que, dans le creux d'une roche, les chrétiens allèrent déposer les restes d'Épipodius et d'Alexandre, enlevés par surprise pendant la nuit; et un tombeau fut élevé plus tard au même lieu à la mémoire des deux amis martyrs.