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êtres coinintMiça, les siècles divins naquiieiil, IVactioiis infinies de l'infinie durée : ces idées, ces attributs, ces énergies sorties de Dieu, ces siècles, suivant l'expression gnostique, devenaient, dans le système de Valentinus, des êtres réels, des individus capables d'une action propre, et on leur donnait le nom d'Éons '.
Ce fut YlnteUiijence qui les produisit par sa compagne la Vérité : celle-ci mit au jour le Vei^be et la Vie^. Le Verbe et la Vie engendrèrent VHomme. idée protot}"pe de l'Humanité, et r£'^/ise ou la Doctrine, compagne de l' Homme ^ Les nouveaux couples composèrent un second quaternaire qui, réuni au premier, donna la grande ogdoade des attributs et des idées directes de Dieu \ Les termes des couples se correspondaient et s'enchaînaient les uns aux autres de tout côté : Abime, Intelligence, Verbe et Homme; Pensée, Vérité, Vie et Église. On obtenait par leur combinaison le carré et l'ogdoade, base pythagoricienne de Dieu et de la nature.
C'étaient là les générations directes de Dieu; mais pour concourir à sa manifestation, les deux derniers couples se déployèrent simultanément. Du Verbe et de la Vie émana une décade de nouveaux êtres, qui ne sont auti-e chose que les attributs de Dieu en regard de l'Humanité. VHomme et VÈglise engendrèrent aussi une dodécade, qui représenta les qualités principales de ces deux types dans leurs rapports soit entre eux, soit avec le Verbe et la \ic. I^armi ces puissances personnifiées
1. Aîwv. Sur la signification de ce mot, ou peut consulter D. Massuet*, in Iren. lib. dissert, pra-v., p. xxiv, seqq.