‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 197 sur 353 · LIVRE III. —CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE III. —CHAPITRE II

figurèrentle Pamclet, la Foi, V Espérance, la Charité, V Union et la Sagesse '.

Il y eut donc en tout trente Éons dont la réunion forma le déploiement de Dieu, la plénitude divine, le Plérome divin'-.

Bien que tous émanés de Dieu, les Éons n'étaient pourtant pas égaux ; le Fils seul, coéternel au Père, égalait le Père; les autres, engendrés successivement, devenaient de moins en moins puissants, de moins en moins parfaits, de moins en moins Dieu, à mesure que l'émanation s'éloignait de VAMme, son foyer. Ils ne se connaissaient point entre eux et ne connaissaient point le Père, Dans les derniers rangs même, ils devinrent faillibles, et le monde des intelligences suprêmes vit s'accomplir le grand mystère d'une chute et d'une rédemption.

Que pouvait-il manquer à ce peuple divin pour être heureux et parfait? Il lui manquait de savoir : car le gnosticisme faisait consister dans la science toute perfection et tout bonheur. Le dernier des Éons sortis de VHomme et de l'Église, Sophia, la Sagesse, embrasée du désir de connaître, s'élança à la recherche du Père, en brisant le lien qui l'assujettissait à son rang^ Égarée à travers le Plérome, elle allait se perdre, s'évanouir dans l'être absolu, quand parut Horus, le génie de la limite et de l'ordre, la loi de l'Harmonie des êtres, qui la sauva de la destruction et la ramena vers sa sphère K

Mais l'empire des Éons était ébranlé, car tous avaient

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