‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 221 sur 353 · I. Zosiiu., I · texte numérisé non relu

I. Zosiiu., I

'276 IIISTUlili: DL-; LA (JALLi;.

f,nier ni jester, laissa d'abord s'aggraver k' mal par sus délais; puis il envoya sur les lieux un sénateur nommé Uécius, personnage considérable qui pouvait exercer une influence toute particulière dans la circonstance, attendu qu'il était Pannonien. Ce fut précisément ce qui gâta tout. A peine Décius eut-il mis le pied dans la province, que les armées le proclamèrent, et, bon gré, mal gré, le placèrent à leur tête pour qu'il les fît marcher sur l'Italie ^ Décius eut beau protester hautement, il eut beau écrire à Philippe de ne point le condamner sur les apparences, et d'attendre, sans rien compromettre, la restitution d'un pouvoir que lui ne retenait qu'à titre de dépôt-, l'ancien préfet du prétoire de Gordien n'était pas fait pour croire au désintéressement. Il traita son compétiteur forcé en ennemi volontaire ; il le mit dans la nécessité de défendre sa vie, et ce fut lui-même qui succomba. La bataille où il périt fut livrée près de Vérone, en 249 ^

C. Messius Quintus Trajanus Décius, né à Bubalie, bourg du territoire de SirmiurnS était un de ces nouveaux Oairilcs que les provinces de l'Occident septentrional commençaient à fournir, et en qui l'éducation classique, unie à la simplicité des premières habitudes, que n'avait plus l'Italie, développait une image assez respectable de la vieille Rome. Celui-ci, grâce à la ressemblance des noms, s'était peut-être proposé pour modèle les Décius de la république, ces grandes âmes plébéiennes, suivant le mot de Juvénal ^ : du moins, il les

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