Id., ibid
4. kl., ibid., p. IC'.I, I7(t; Id., Kpist. Srt 12. — Kiisob., Ilist.prrl., vi, il.
'( rogeât, s' ('Criait avec amertume l'évêque de Cartilage, « Cyprien, témoin do ces délections dans son église; (( pour venir allumer l'encens', ils n'ont pas attendu (( qu'on se saisît de leur personne; ils ont été vaincus « avant le combat, terrassés avant le choc, et ne « se sont pas même souciés de montrer que ce « qu'ils faisaient, ils le faisaient à regret. On les voyait (( courir d'eux-mêmes à la place publique, s'empressant « d'aller à la mort éternelle, comme s'ils eussent été « heureux de celte occasion de faillir. — Il est tard, dite saient les magistrats; remettons votre apostasie à de- « main. — Mais eux, ils insistaient, ils suppliaient qu'on (( ne différât pas d'un moment leur ignominie et leur « ruine-. » On inventa alors de honteux faux-fuyants, des sacrifices simulés, des certificats de renégation fictive obtenus des juges à prix d'argent' ; lâches accommodements de conscience à l'usage des riches, et qui décourageaient et corrompaient les pauvres. Des évêques sacrifièrent aux idoles, entraînant leur troupeau après eux^ Ces tristes exemples affligèrent l'Orient, l'Afrique, l'Espagne même, et servirent d'ombre à d'admirables dévouements, capables d'ailleurs de consoler l'Église, et qui ne lui manquèrent pas plus alors qu'aux temps de Mac-Aurèle et de \éron.
Au milieu de cette confusion des plus vieilles communautés chrétiennes, que devinrent celles des (iaules,
1. Non expectaverunt salteni, ut interrogati iiegarent, ut thus accenderent apprehensi. Cyprian., de Laps., p. 170.
2. Quod ne eorum diflorretur inferitus rogati sunt. Id., ibid., p. 171.
3. On les appelait libelli, et ceux qui s'en servaient libellatici. Cf. Cyprian., Epist. 52, 08; d(! Laps., passim.