‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 228 sur 353 · Id., Epist · texte numérisé non relu

Id., Epist

4. Et in Ecclesiam Domini non tani 'l'rophimns ([iiani niaximus fra-

284 IIISTOIHI': DK LA GALLi:.

(riiommcs ([uelque chose de touchant, qui pi'ouvait qu'après tout et malgré sa laihlesse, Trophime ne manquait pas de vri'lu; l'éAèquc de Rome (c'était le pape Cornélius, ou. comme nous disons vulgairement, Corneille), considérant que le retour du troupeau était une compensation à la faute du chef, admit le pénitent à la communion, mais seulement comme laïque ^ Le repentir, la prière, les honnes œuvres remplirent désormais lavie de Trophime ; il reprit même le cours de ses prédications avec tant d'ardeur-, qu'il eiïaça jusqu'aux dernières traces de son indignité.

Mais l'évêque qui l'avait absous n'eut pas que des approbateurs; dans son église même, un parti puissant éclata en reproches, taxant son indulgence de lâcheté et presque de complicité avec l'apostasie. Les malheurs et les fautes de la chrétienté avaient créé, dans son sein, des factions passionnées qui aclievaient de la bouleverser. D'un côté se plaçaient les apostats de tous les degrés, ou, comme on disait, les Tombés, à qui leur nombre inspirait de l'audace. On les voyait, le lendemain de leur chute, se présenter aux assemblées, le front levé, la parole hautaine et menarante, traitant les prêtres et les évoques avec un orgueil insolent, et repoussant dédaigneusement toute injonction de pénitence. Ils étaient parvenus à former un parti; et, comme tout parti armé d'une certaine force tiouve aussitôt un chef et une formule de ce qu'il est, les tombés eurent pour chef le diacre Félicissimus, qui soutint en principe que le sen-

trum numerus, qui cum Trophimo fuerat, admissus est. Cyprian., Epist. o'2.

1. Sic tanien admissus Trophimus, ut laicus communicet. Id., ibid.

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