‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 229 sur 353 · Greg. Turnn., Uist. Franc, i, 'iS · texte numérisé non relu

Greg. Turnn., Uist. Franc, i, 'iS

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liment du repentir suffisait, sans les Immiliations de la pénitence. Cette théorie, repoussée par l'Église catholique, produisit un schisme'.

L'esprit humain, en proie à un perpétuel mouvevement d'oscillation, est toujours lancé d'un extrême à l'autre ; une exagération en sens inverse suit toujours une exagération. Les lâches doctrines de Félicissinius provoquèrent des doctrines de rigueur intlexihle à l'égard des tombés, et un autre schisme, celui de Novatien. Également éloignée d'une mollesse coupable et d'une dureté désespérante, l'Église catholique se tenait entre les deux, dans ce milieu raisonnable où se placent tous les gouvernements qui ont l'avenir pour eux, et ne veulent pas se perdre dans l'intérêt éphémère d'un parti. Rome, Carthage et Lyon s'entendirent en Occident pour y faire prédominer le système catholique de modération et de sage tempérament. Carthage étaitplus troublée par le schisme de Félicissinius, Rome par celui de Novatien.

Au fond des doctrines qui agitaient fortement l'église romaine, on était presque toujours sûr de rencontrer le stoïcisme; on le retrouve, en elTet, dans le novatianisme comme dans le montanisme : ici encore reparaissent la tendance et l'esprit du Portique. Novatien était un prêtre de Rome, éloquent, érudit, versé dans les lettres profanes et dans les systèmes de la philosophie grecque- ; mais l'oi'gueil et l'ambition l'aveuglaient. Il ne se résignait pas à vivre confondu dans les derniers rangs d'une église dont il était peut-être la Inmière. Quand la persécution éclata, il se tint à l'écart, observa, altondii, et eut hientôt marqué sa placée La rigidit/' de principes et de

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