Euseb., Hist. eccl., vi, 43. — Tbeodoret., m
évêque, déseilciir de la foi et provocntour de l'apostasie, avait été déposé par la partie de la coimniio.iuté restée fidèle; et Marciaiuis, choisi sans doute parmi les confesseurs les plus inflexibles, lui avait été donné pour successeur. En vertu de sa seule origine, Marcianiis eût été novatien. Vainement Trophinie et les siens revinrent-ils au culte qu'ils avaient trahi; vainement expièrent-ils leur faute par une rude pénitence : il dut rester entre eux et les autres une profonde division, et du côté de la minorité qui n'avait point failli, un long sentiment de supériorité orgueilleuse et de colère.
Ardente comme toutes les communautés novatiennes, celle d'Arles ne se borna pas à sa propre séparation : elle propagea ses principes autour d'elle, et menaça sérieusement la paix des églises transalpines. 11 était dans les destinées de celle de Lyon de servir de sauvegarde et de guide à la foi gauloise dans les questions de doctrine : nous la voyons encore intervenir ici. Faustinus, qui la gouvernait, se concerta avec ses collègues pour arrêter le progrès du novatianisme; et il écrivit en même temps à l'évêquede Rome et à celui de Carthage, Cyprien, que son grand caractère et son génie rendaient alors l'arbitre de la chrétienté, leur signalant la conduite de Marcianus, et les suppliant de prendre, à son égard, des mesures promptes et rigoureuses ^
On était dans Tannée 252, et la persécution se réveillait en Italie. Le pape Corneille, exilé à Centumcellae, venait d'y périr. Son successeur, Lucius, poursuivi comme lui, rentra enfin dans Home, mais pour y mourir, après cinq mois d'épiscopat, le 4 mars 253. Le 13 mai suivant, Etienne fut élu pour le remplacer -. Au