Euseb., loc. cit
3. Ab ultima luilitia in summum pervonit ducatum. Treb. Poil., Trig. tyran., p. 191, ap. Hist. Aug. script., éd. Salmas., Par., lO'iO, in-fol.
4. Quamobrum et catliolico.' t'cclesiœ hostis evenit. Euseb., vu, 10,
par eux, à sou tour il animait l'Empereur; il cherchait à mériter des dieux, par l'eflusion d'un sang impie, la laveur de supplanter Valérien, tandis que celui-ci, persécuteur involontaire, croyait ne céder qu'à la voix du peuple et aux nécessités des temps. Le résultat de ces intrigues l'ut un ordre donné par Valérien, en 257, aux gouverneurs de toutes les provinces, d'empêcher les réunions de chrétiens, et de fermer les cimetières où ces réunions avaient ordinairement lieu, sous peine, pour les récalcitrants, d'être emprisonnés ou envoyés en exil. On s'attachait surtout aux prêtres et aux évoques, par la raison qu'on assure mieux la ruine d'un édifice en renversant les colonnes qui le soutiennent ^ Vers le milieu de l'année suivante, un édit vint prescrire des mesures plus étendues et des peines plus rigoureuses : la mort pour les évêques, les prêtres et les diacres; la dégradation pour les sénateurs, les hauts dignitaires, les chevaliers romains; la confiscation de leurs hiens, et si, après avoir abjuré, ils devenaient relaps, la mort -. La confiscation et l'exil étaient prononcés contre les femmes de liante condition. Les affranchis du palais, qu'on appelait Gésariens et qui exerçaient, comme on sait, une grande influence autour de l'Empereur, devaient, s'ils étaient chrétiens, aller cultiver, comme esclaves, leurs propres hiens réunis au domaine impérial ^ Valérien, alors absent de Rome, envoya au sénat, en môme temps que cet édit, un modèle de lettres à écrire aux gouverneurs provinciaux, pour en presser l'exécution.
En Gaule, ces vives instances de l'Empereur deve-