‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 246 sur 353 · Theocl., ap. Vopisc, Aurelian., p · texte numérisé non relu

Theocl., ap. Vopisc, Aurelian., p

leur des GaulcsK Valérieii lui-même le lui donne dans une lettre qu'il lui adresse, et où, suivant ses habitudes classiques, il compare le pâtre pannonien aux Corvinus et aux Scipions ^. Aurélien irétait point un Scipion, car son temps n'en fournissait plus; mais on pouvait estimer en lui, à côté des talents du général, une âme droite, un esprit ouvert, qui s'était cultivé lui-même, et avait pris dans le commerce du monde le sentiment et le goût des lettres^; ses défauts, encore grands néanmoins, consistaient dans un fanatisme intolérant et dans un orgueil sans mesure qui voulait tout briser, et que rendait plus insupportable son caractère rude et opiniâtre.

Cependant la foi chrétienne se développait rapidement en Gaule; l'impulsion était donnée : tolérance et persécution, calme et tempête, tout semblait venir en aide au vaisseau heureusement lancé vers la pleine mer. Profitant de l'intervalle de paix donné à l'Église par Valérien, le siège de Rome avait fait un second effort pour accélérer la conversion des Gaules ; une nouvelle troupe d'ouvriers évangéliques, destinés à renforcer la petite armée de Denis, avait passé les Alpes, par l'ordre et avec des instructions du pape Sixte JI^ A cette mission se rattachaient plusieurs noms honorés dans les annales de l'Église gallicane: Pérégrinus, qui catéchisa Auxerre; Sixte et ïimothée, qui s'établirent à Reims; Julianus et Turibius, au Mans; Adventus, à Chartres. Déjà Crispinus et Crispinianus s'étaient rendus à Soissons; Sabi-

1. 111e Galliariim rcstitutor. Epist. Valer.,ap. Vopisc, Aurelian., p. '212.

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