‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 25 sur 353 · Tausius quidam unus e Tungris. J. Capitol., Pertin · texte numérisé non relu

Tausius quidam unus e Tungris. J. Capitol., Pertin

4. Hune tibi, inquit, milites gladium mittunt. Die, lxxiii, 10.

5. Id., loc. laud. — Herodian,, ii, 39. — J. Capitol., Pertin., 58.

terreur profondes se répandirent dans la ville. Le peuple, armé comme il put, se porta au camp des prétoriens, tandis que ceux-ci, au nombre de seize cohortes bien pourvues de munilions, l'ermanl leurs portes, garnirent en toute liàte le rempart et apprêtèrent les machines, comme pour soutenir un siège. On passa le resie du jour et la nuit suivante tout entière, dans cette situation, à s'observer et à se menacera Mais le peuple était sans chef, et le lendemain quand il vit que, loin de le soutenir et de le guider, les riches et les grands désertaient de toutes parts, que les consuls ne se montraient pas, que le sénat ne se réunissait point, il perdit aussi courage et se dispersa -. Quant aux prétoriens, livrés euxmêmes à l'incertitude et à la confusion, ils s'étaient hâtés de tuer l'empereur dans un mouvement de p^sion, sinon sans dessein bien prémédité, du moins sanânfenspiration bien ourdie au profit d'un autre, et maintenant ils ne savaient plus à qui passer la dépouille ensanglantée. Par une de ces incroyables contradictions que présentent souvent les résolutions spontanées des masses, les mêmes troupes qui venaient d'assassiner le prince légalement institué au nom du sénaf, imaginèrent de se concerter avec ce corps pour le choix d'un successeur, et elles déléguèrent à cet effet deux de leurs tribuns, P. Florianus et Vectius Aper''. Ceux-ci, trouvant les portes de la curie fermées, s'abouchèrent avec un sénateur nommé Didius Julianus, qu'une curiosité intéressée avait attiré sur les lieux. Ces trois hommes se furent bientôt entendus; et le sénateur, conduit par les

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