Zoiiar., xii, 23. — Amm. Marc, xxi
3. Erat iiiGallleriosubitae virtutis audacia. Treb. Poil , Gallien., p. 178. — Gallienus, ut erat nequam et perditus, ita etiam ubi nécessitas coegisset, velox, furibundus, férus, vebemens, criidelis. Jd., Trig. tyran., p. 188.
i. Zosim., I, 21. — Zoiiar., xu, 23.
ne méritait pas, et qui diil le blesser au vif^ Le nouveau favori, outrant encore les mauvais procédés du prince, environnait Saloninus de précautions insultantes pour son rival : et au milieu de tout cela, Gallien laissait le gouvernement suprême des armées et de la Province à l'homme qu'il irrilail à plaisir.
Pourtant il avait besoin d'amis, car l'anarchie se mettait partout. L'armée de Pannonie venait de se révolter et de se donner pour empereur son général Ingénuus. On annonçait en même temps que celle de Mœsie, commandée par Auréolus, jalouse de la première, avait aussi brisé les images du fils de Valérien, et proclamé son général-. Gallien n'hésita pas à partir; mais avant de quitter la Gaule, il enferma sous bonne garde, à Cologne, Saloninus, donnant nu jeune enfant, avec le litre d'Auguste, des pouvoirs qu'il devait exercer par l'intermédiaire de son gouverneur^ Du reste, il ne manqua ni d'habileté ni de Ijonheur au début de son expédition d'Illyrie : il battit, près de Sirmium, Ingénuus, qui se tua; puis, animé d'une de ces colères qui l'aveuglaient sur ses propres intérêts, il usa de sa victoire en bourreau : les légions révoltées furent décimées sous ses yeux, et les principales villes de la Province remplies de massacres ''. Ces barbaries produisirent l'effet qu'on en devait attendre : à peine avait-il quitlé Sirmium pour se rendre en Mœsie, que l'armée pannonienne brisa de nouveau
1. Treb. Poli., Trig. tyran., p. 188.— Aur. Vict., Cres., 33, — Zonar., XII, 2.J.
2. Treb, Poil., Trig. tyran., p. ISO, 100; Gallien., p. 170. — Zonar., XII, 25. — Aur. Vict., Epit , li'l.