‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 265 sur 353 · LIVRE IV. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE I

de l'île ; celle d'Espagne, dans le pays des Vaccéens. Les médailles nous ont seules conservé le souvenir de cette grande alliance de trois armées et de trois peuples : elles nous représentent Postume à cheval, le bras étendu, en face d'une troupe rangée en bataille, tandis qu'un officier semble donner aux soldats le signal de l'acclamation. On y lit ces mots : Armée tVlsca^, Armée, des Vaccéens'^. D'autres types nousiiarlent encore de la concorde des soldats et de la foi jurée au nouvel Auguste : tantôt c'est la fidélité militaire sacrifiant, sous les enseignes, dans le sanctuaire d'un camp; tantôt c'est Castor, le dieu des cavaliers, à pied et retenant par la bouche un cheval fougueux^. L'assentiinentdes peuples et leurs espérances sont exprimés aussi sur des types nombreux : l'un d'eux offre un vaisseau, symbole du nouvel empire, voguant, le vent en poupe, sous le labaruin, et ces mots sont gravés autour : Bonheur des temps ''.

iMais qu'était-ce que cet empire, démembré de l'empire de Roiue? Existait-il, dans fesprit des trois grandes provinces qui le formèient ainsi spontanément, une autre idée que celle de s'entraider, de se serrer l'une contre f autre, pour présenter plus de résistance à la dissolution qui gagnait tie tout côté? En s'isolant de l'Italie, prétendaient-elles cesser d'être romaines, se reconstituer une nationalité, ressusciter, à faide des traditions et des habitudes, leur indépendance gauloise, bretonne ou ibérienne? Ne voulaient-elles, au contraire, qu'échappera la mauvaise direction (|ui perdait l'Italie et pour-

i. KxERCiTL's. isc. S. c. Spaiili , i\, 84."). — Ecklitl, vu, 442. — Alionnet, Rar. des mcd. rom., ii, (37.

'2. ExERCiTus. VAC. S. c. Mioiiiiet, ii, 60. — Eckliel, vu, 412.

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