Herciili RosiAivo. Mionnct, ii, G9, — Eckhel, vu, 4ii
2. Comme dans l'élection du premier Gordien par le peuple et le sénat carthaginois. V. ci-dessus.
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des troupes, Trêves l'ut, selon toiile apparence, le siège du gouverneuîent gaulois-, selon toute apparence encore, le sénat de Poslume, comme autrefois celui d'Albinus à Lyon, se composa de nota])les choisis dans les Irois provinces fédérées. Il se modela d'ailleurs en tout sur le sénat de Rome; décernant au prince, dans la même forme, les mômes honneurs et les mêmes pouvoirs; faisant des sénatus-consultes, nommant des gouverneurs proconsulaires, frappant la monnaie de billon, etc., et ses Pères Conscrits portèrent la toge bordée de rouge à rinstar des Pères de la \ille Éternelle. De même aussi, entre l'Auguste siégeant à Trêves et l'Auguste siégeant à lîome , il n'y eut de différence que l'étendue de la domination, différence qui ne fut pas toujours à l'avantage de Gallien. Le clief gaulois', tribun et proconsul perpétuel, grand pontife, généralissime, se vêtit de pourpre, s'assit sur la chaise curule, mania la hache des sacrifices et le Ijàton augurai , et fut, comme tous les Césars, pieux, heureux, invincible- : ce dernier titre, du moins, Postume ne le devait ni à la flatterie, ni à l'usage.
Voilà comment il faut se peindre l'empire transalpin et son gouvernement, sous peine de ne rien comprendre ni à l'état du monde romain, ni à celui de la Gaule. Mais, à côté de ces caractères généraux applicables à toutes les provinces en insurrection, il y en eut de particuliers qui tenaient spécialement à la Gaule et aux circonstances de sa révolution. Par exemple, on sait que les deux principales divinités des nations transalpines, antérieurement à la conquête, avaient été Ogm ou Ogmius et Tentâtes,