Anonym. Ravenn. Geogr., iv
6. Monument décrit par Kevsler, Antiq. sept. Cf. <— Erkhel, vu. iU.
.j38 HISTOIRE DE LA GAULE.
naire, dont le rôle commençait alors, que nous verrons s'élever peu à peu sur le théâtre des événements, el qui l'occupera bientôt tout entier.
Plus sensible à la mort de son fils qu'il ne l'avait été à la captivité de son père, Gallien s'était hàlé de conclure la paix avec Auréolus, afin de réunir leurs efforts contre Postume; mais il fut obligé, quoi qu'il en eût, de différer sa vengeance pendant près de deux ans. Les Sarmates et les Germains orientaux, profitant de l'anarchie qui leur facilitait l'accès du Danube, avaient franchi le fleuve sur plusieurs points et débordaient en Italie par les Alpes carniques et rhétiennes, tandis que les Alamans, balayés de l'est des Gaules par Postume et repoussés vers les Alpes pennines, en assiégeaient les défilés. Bientôt trois cent mille Barbares de toute race se donnèrent la main dans les plaines du Pô ^ Délaissée par le reste de l'Empire, l'Italie retrouva dans son désespoir l'héroïsme de Trasimène et de Cannes. Le sénat fit des levées en masse"-; Rome s'arma; les sénateurs organisèrent la défense de l'Apennin, et conduisirent leurs recrues à Gallien, qui, pendant ce temps, avec une armée d'à peine dix mille hommes ^, contenait l'ennemi par des manœuvres habiles et l'empêchait de dépasser Ravenne''. A l'arrivée des nouvelles troupes, la guerre s'égalisa, et enfin les Barbares, vaincus eu bataille rangée près de Milan, se débandèrent et repassèrent les Alpes comme