Lapides in eum jecerc. Spart., Julian
4. Exclamant omnes, nolumus, non accipimus. Dio, lxxiii, 13. — Spart., Julian., 01.
24 HJSTOlHi-; DE LA GALLE.
empereur. Le nom de Pescenniiis Niger, qui commandait les légions de Syrie et que la multitude aimait, fut prononcé surtout avec une expression marquée de confiance et d'afîectiou; on l'invitait à s'embarquer avec ses légions, à venir sans retard au secours de la ville \ comme si chef et soldais eussent été là tout près pour entendre et pour obéir. Cet appel désespéré à des libérateurs en armes, ce cri d'angoisse poussé par la capitale du monde n'expira pas sans écho sous les arcades du grand cirque; il retentit d'un bout à l'autre de l'empire, soulevant sur son passage l'effroyable tempête qui bientôt le bouleversa tout entier.
Trois hommes dont j'ai déjà parlé, placés à la tète de trois grandes armées, attiraient alors tous les regards : Pescennius Niger qui gouvernait la Syrie, Septime Sévère et Clodius Albinus qui commandaient, le premier les légions de Pannonie, le second celles de Bretagne. Niger était Italien, de famille assez obscure, et d'instruction médiocre; mais beau, élégant, aflable, homme de guerre brillant, citoyen magnifique et populaire. Bien qu'il dût en majeure partie sa fortune à la faveur de Commode, sa popularité n'en avait point souffert; partout il s'était fait aimer et avait laissé après lui des regrets, aux armées, à Rome, dans les provinces qu'il avait administrées -. Ce fut donc un sujet d'orgueil et de joie pour les piwinces d'Orient, que cet appel du peuple de
1. Ad extremuni arma onines capiunt, et in circum undiqiie concurrunt : ibi transigunt eam noctem et posterum diem jejuni, ita ut ne aquam quidem biberint. Tum vero auxilium ceteroruni inilitum , et praesertim Nigri Pescennii, eorumque qui cum ipso erant in Syria, implorant et flagitant. Dio, lxxiii, 13. — Herodian., ii, 4'2. — Pescennium >Jigrum ad urbis praesidium vocavit. Spartian., Julian., 61.
2. Herodian., ii, i"2. — Dio, lwih, lwiv. — Spart.. Niger, 74.