‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 289 sur 353 · A luxuriosissinia illa peste... Id., ibid · texte numérisé non relu

A luxuriosissinia illa peste... Id., ibid

3. Voir pour ses médailles, Eckhel, vu, 454, et Vlionnet, ii, 77 ; et pour ses inscriptions, Caniden, Britann., p. 50 et 641; consulter surtout le mémoire de M. de Boze, Acad. des Inscript., t. XXVT. Trébellius Pollion et l'un des Victor ne donnent à Marius que trois jours de règne; l'autre Victor, deux jours seulement. i\I. de Boze prouve très-bien qu'il a dû régner au moins deux ou trois mois. Eckliel adopte complètement cet avis.

4. Hic est gladius quem ipse fecisti. Treb. Poil., Trig. tyran., p. 187.

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sur Tëtricus, son parent, qui administrait, depuis près de dix ans, les provinces an sud de la Loire, avec plus de sagesse que d'éclat*. On peut croire que ce lien de parenté fut ce qui l'engagea à désigner Tétricus plutôt que tout autre magistrat civil; car, en dépit du respect dont on continuait à l'environner, elle devait sentir combien son autorité, sa vie même, devenaient précaires, au milieu de ces révolutions perpétuelles; et elle espérait trouver dans Tétricus un appui qui ne lui manquerait jamais-. Aussi rien ne lut-il négligé pour conduire à bonne fin une entreprise blessante au fond pour les susceptibilités de l'armée ; et l'histoire parle de grandes sommes d'argent que, par ses ordres, on distribua aux soldats'. Victoria réussit: Tétricus, quoique absent et encore en Aquitaine, fut proclamé par les légions du Rhin; les autres armées confirmèrent la nomination sans résistance; et tout plia encore cette fois devant la volonté de la Mère des camps.

Le premier acte du nouveau règne en marqua nettement le caractère, et laissa entrevoir toute la portée des vues de Victoria. Au lieu de venir à Trêves remettre la pourpre impériale à la merci des orages militaires, Tétricus choisit Bordeaux pour sa résidence et celle de son gouvernement*, y convoqua le sénat gaulois, et s'y fit

1. Victoria, Tetricum senatorem populi romani, prœsidatum in Gallia regentem Augustum appellari fccit, filiumque ejus Csesarem nunciipavit. Treb. Poil., Trig. tyran., p. 196. — Tetricum imperatorem facit. Anr. Vict., Caes., 33.

2. Eo quod cjus erat, ut picrique loquuntur, al'linis. Trcb. Poil., ub. supr.

3. Legionibus grandi pccunia comprobantibus. Aur, Vict., Cœs., 33.

4. Absens a militibus imperator electus est, et apud Burd((galam purpuram sumpsit. Eufrop., ix, 10.

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lecoiiiKiJlrc .soh'iiiielloiiKMil (Unis une cérémoiiif qui tut sans doute toute ciAiie.

Sû)i fils en i)as Age, C. IN'suviusPivésus Télricus, reçut en même temps la coniirnialion du titi e de César, que les tioupes lui avaient conléré sur la pioposltion de Victoria; car la prévoyance de cette lénime avait assuré, autant qu'il était possible, la perpétuité de son œuvrer Reconnaissant d'un Jjienfaitsi complet, Télricus s'empressa de célébrer, comme un hommage clier au cœur de sa protectrice, l'apotliéose du coupable et malheureux \ictorinus. L'histoire ne dit pas si cette réhabilitation d'une victime de l'armée plut beaucoup à l'armée-.

Le choix du nouveau siège de l'empire transalpin aui-ait pu étonner, s'il n'eût été dicté par des motifs de convenance territoriale, tels que la proximité de l'Espagne parterre, et des îles Britanniques au moyen de la mer. Bordeaux, plus exactement Burdigala, comptait sans doute, au troisième siècle, parmi les grandes cités gauloises, mais son importance et sa prospérité étaient assez récentes : elle ne datait ni de l'ancienne histoire du pays, comme Toulouse ou Autun, ni des temps de la conquête, comme Lyon, et n'avait jamais exercé aucune suprématie politi(|ue. Ce n'était que de proche en proche et successivement, que la côte occidentale des Gaules avait reçu les éléments de la civilisation romaine , et tant s'en fallait qu'ils y eussent pénétré pailout. Bordeaux fut sans doute un des premiers points civilisés ; et de bonne heure, les colons romains y vinrent chercher, comme dit un poète latin, Bordelais lui-même,

1. Filio ojus Tetrico caesarea insignia inipartiuntur. Aur. Vict., (lies., 33.

"2. On possède les médailles frappées à l'occasion de cette apothéose. Cf. F.ckhel, Doct. nnm. vet., vu, 442, et Mionnet, ii, 74, 75. '

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