Herodian., ii, 44. — Dio, lxxiv. — Spartian., Niger
4. Irnperator vers nominis sui , vere Pertinax , vere Severus. Spart. , Sever., fiO.
ment des provinces gauloises, où, comme gouverneur de Lyon, il avait laissé des souvenirs honorables ^ En admettant même ({ue cet assentiment restât purement passif, il se faisait fort de s'emparer de Rome avec la moitié de son armée. Mais ce n'était pas sans une vive inquiétude qu'il tournait ses regards du c(jté de l'île de Bretagne, où il rencontrait une influence égale à la sienne.
Clodius Albinus commandait cette île avec trois légions. Il était Africain comme Sévère, et né à Adrumète, d'une famille indigène qui prétendait se rattacher t'i l'antique maison romaine des Geïonius et des Postliumius-; ambitieux comme Sévère, et, comme lui, lié d'amitié avec les chefs des légions rhénanes et avec les notables de la Transalpine. Mais ses intrigues, déjà anciennes, car elles dataient du règne de Commode ^, lui avaient acquis, en Gaule et en Espagne, un plus grand nombre de partisans. Albinus avait pris un rôle qui contrastait avec le caractère dur et impérieux de Sévère-, il se posait en défenseur du pouvoir civil, en patron respectueux du sénat, mêlant à tous ses propos sur les calamités présentes, le regret de ces temps où une assemblée libre et souveraine administrait la république avec tant de génie et d'éclat. Il répétait qu'il fallait relever ce corps auguste, lui rendre ses vieilles prérogatives; et il écrivit à ce sujet quelques lettres destinées à circuler dans Rome, et que plus d'un sénateur relisait avec complaisance K Albinus, en un mot, s'était fait l'homme du