Paedagogum senatorum. Vopisc, Aurelian., p
3. Tetricum triumphatum correctorem Lucanise fecit, filio ejns in senatu manente. Id., ibid., p. 222. — Treb. Poil., Trig. tyran., p. 196.
4. Sublimius habendum, regere aliquam ItaliaJ partem, quam trans Alpes regnare. Aur. Vict., Epit., 3o.
h. Tetricoriim domiis liodii;que cxstat in monte (^œlio. Treb. Poil., Trig. tyran., p. 197.
iManliiis, cet autre ainbilieux qui toucha de si près au trône. Les deux empereurs déchus y firent représenter leur histoire dans un tahleau en mosaïque, où on les voyait rendant le sceptre et la couronne à Aurélien, qui leur remettait en écliange des robes prétextes ^ Tétricus voulut que son vainqueur asjjislàt à l'inauguration de ce palais dont il lui lit hommage ; et Aurélien, qui conserva toujours de l'amitié pour lui, l'appelait quelquefois en riant, son confrère et son collègue "-. Également bien avec les Césars qui succédèrent à celui-ci, l'adroit Gaulois transmit pour héritage à son fils ses dignités paisibles, une considération tant soit peu mêlée d'ironie, l'amour du repos et le dégoût des émotions de la vie publique.
Leur compagne de captivité, Zénobie, reçut pour prison f Italie et Rome. Aurélien lui concéda une villa magnifique sur les coteaux de Tibur, non loin du palais d'Adrien ^ Ses enfants y vécurent près d'elle et laissèrent une postérité qui subsistait encore à Rome à la fin du quatrième siècle, et de laquelle, dit-on, sortit un évêque renommé pour sa sainteté''. Ainsi finit tant de génie, tant d'activité, tant de grandeur passagère et tant d'ambition. La prison que Rome donnait alors aux rois vaincus valait mieux que les vieux cachots du Capitole ou les étuves de Jugurtha; pourtant lorsque, assise sous les
1. In qiia (domo) Aurelianus pictus est, utrique praptextam tribuens senatoriam dignitatem, accipiens ab bis sceptrum, coronam civicam picturatam de niuseo. Treb. Poil., loc. cit.
'2. Quum illum ssepe collegam, nonnumquam commilitonem, aliquando etiam imperatorem appellaiet. Treb. Poil., Trig. tyran., p. 196.
3. Data sibi possessione in Tibuiti, quse hodieque Zenobia dicitur, non longe ab Adriani palatio. Treb. PolL, Trig. tyran., p. 199.