‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 40 sur 353 · Id., m, 6i, — Dio, lxxiv, 8. — Spartian., ^iger · texte numérisé non relu

Id., m, 6i, — Dio, lxxiv, 8. — Spartian., ^iger

38 IirSTOIUK DE LA GAULK.

cette tète (l(''figiir(''(' pnr la morl el pai' les outrages, il entra dans l'ànie dure de rAlVIeain quelque chose de celle de César. Se rappelant(|u'il avaitaimé et admiré autrefois cet homme, il s'émut, et dérendil (ju'on fîl aucun mal à sa veuve et à ses enfants ^ Il ordonna même de respecter des inscriptions en son honneur : » Il faut qu'on sache, (( dit-il, quel était l'ennemitiue j'ai vaincue » La victoire d'Issus ne termina pas la guérie. Sévère avait trouvé toute l'Asie réunie contre lui; les rois alliés, à l'exception du roi d'Arménie, et même les Arabes et les Pailhes avaient envoyé des secoui's à son rival; il voulut les châtier, et porta le fer et le feu sur leur territoire, tandis que ses lieulenants réduisaient Bjzance, qui était alors la plus forle place du monde ^. Il employa à ces suites de la guerre civile la fin de l'année 195 et une partie de l'année 196; mais il tenait à honneur non moins qu'à intérêt de ne rien laisser d'inachevé et de douteux en Orient, quelque inquiétude que lui inspirât d'ailleurs la rharche des affaires en Occident.

Effectivement, Albinus, de son île de Bretagne, où la volonté jalouse de Sévère le retenait comme consigné et captif, avait renoué ses intrigues avec la Gaule et l'Espagne d'un côté, de l'autre avec le sénat. Sortant de sa prudence accoutumée, il se plaignait tout haut d'être, non pas le collègue, mais le jouet de Sévère, qui, avec de belles paroles et un titre sans pouvoir, le condamnait à une ridicule et insultante nullité. L'Auguste, il est vrai, n'avait voulu se dessaisir d'aucune des attributions du gouvernement: pour être toujours présent à la mémoire

i. Spartian., Niger, 76; Id., Sever., 09.

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