Augusta Vindelicorum, aujourd'liui Augsbourg
2. Passim et sine custode transeunt, et qiuim ceteris gentibiis arma modo castraque nostra ostendamus, iis domos villasqiie patefecimiis, non concupiscentihns. Tac, Gf^rm., 41.
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nations teulones, c'était vonloir tlaboul leur réunion. L'entreprise fut tentée en même temps par deux chefs élevés à l'école de Rome, par Maroboduus ou Marobode, et par Arminn, si célèbre dans l'histoire sous son nom latin d'Arminius.
Arminius était Germain et Chéruske, Marobode était Suève. Le premier, hrave, ardent, enthousiaste de la liberté des forêts, avait pourtant gagné au service de Rome un grade militaire et le titre de chevalier *; mais en la servant il avait appris à l'abhorrer. Le second, roi des Marcomans, avait retiré jadis son peuple du voisinage des colonies romaines du Norique pour le transplanter dans la Rohôme : il avait vu Rome; il connaissait Auguste et Tibère; et il leur avait montré, pendant la révolte des Pannoniens, qu'il pouvait lutter de ruse avec eux, en attendant la chance des batailles-. N'ayant ni le même caractère, ni les mêmes vues sur les moyens d'exécution, les deux chefs suivirent, dans leur projet, une marche toute différente. Arminius fit appel à ce qu'il y avait de plus effréné dans le sentiment barbare, à la haine de la civilisation, à l'orgueil d(' la vie sauvage. Marobode, convaincu qu'il fallait combattre Rome avec les leçons de Rome, empruntait ses armes, sa tactique, construisait des forteresses, et a\ ait à peu près discipliné une armée de soixante-quatorze mille hommes ^ Mais ce
1. Cum jure etiam ci vitatis romande jus equestris consecutus gi'adus. Vell. Paterc, ii, 18. — Tac, Ann., ii, 10.
2. Gerebat se ita, ut neque bello nos lacesseret, et, si lacesseretur, superesse sibi viai ac voluntatem resistendi ostenderet. VcU. Paterc, ii,
3. Exercitus... queiu l\\ milliuni peditum, iv equitum fecerat. Id., ibid. — Imperiuni perpetuis exercitiis pêne ad romanre disciplina; formam redactum. Id., ibid.