‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 101 sur 454 · Caes., Bell. Gall., h · texte numérisé non relu

Caes., Bell. Gall., h

57 frontière des Bellovakes. Ils tinrent donc conseil sur le parti qu'ils devaient prendre, et les Bellovakes ayant protesté que rien ne pouvait les empêcher d'aller défendre leurs foyers, on décida que chaque nation retournerait dans son pays, en Rengageant toutefois à marcher au secours de la première que les Romains viendraient attaquer chez elle. Il valait mieux, disait-on, attendre la guerre sur son propre territoire, où du moins les vivres ne manqueraient pas 1.

En conséquence, dès la seconde veille de la nuit, ils sortirent du camp avec bruit et désordre , ne gardant aucun rang, n'obéissant à aucun chef; chacun ne songeant qu'à prendre les devants pour arriver plus tôt et plus sûrement chez soi : ce départ avait toutes les apparences d'une fuite. César en fut averti par ses vedettes ; craignant une embuscade, parce qu'il ignorait encore la cause de cette retraite précipitée, et qu'il ne connaissait pas bien les lieux2, il retint ses troupes dans les retranchements. Au point du jour, il lança en avant toute sa cavalerie, qu'il fit soutenir par trois légions. Les Belges, atteints et poursuivis pendant plusieurs milles, perdirent beaucoup de monde. Leur arrière-garde fit bonne contenance et soutint vaillamment le choc de l'ennemi; mais les autres que ne pressait pas de même la nécessité de se défendre, qui d'ailleurs n'avaient aucun chef pour les contenir, eurent à peine entendu le cri des combattants, qu'ils se débandèrent dans toutes les directions; de sorte que les Romains, sans courir le

4. Potius in suis quam in alienis finibus decertarent, et domesticis copiis rei frumentarioe uterentur. Cœs., Bel!. Gall., îr, 10.

2. Kaîcap Ss t^ôeto [isv tb yiyvôjasvov oùx è-ô).|A7]<7E os açâç e06ù;, àyvoïa tùv ywpiwv, èuiôiûijai. Dio. xxxix, 2.

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