‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 102 sur 454 · LIVRE VI. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — CHAPITRE I

moindre danger, continuèrent à tuer tant que dura le 57 jour l.

Le lendemain, avant que les Belges se fussent remis de leur effroi, César leva le camp et se dirigea vers le pays des Suessions à marche forcée ; il arriva dans la ville de Noviodunum 2. Ayant appris qu'elle manquait de garnison, il essaya de l'emporter d'assaut; cette tentative échoua à cause de la largeur du fossé et de la hauteur des murailles. Il fit donc fortifier son camp, préparer des claies, en un mot tout disposer pour un siège en règle. Pendant ce temps-là, ceux des habitants qui, après avoir pris part à la campagne des confédérés, avaient échappé à la déroute, entrèrent de nuit dans la ville. Dès que le jour parut, les Romains firent avancer les mantelets (c'étaient, comme on sait, des machines fabriquées en bois et en osier et recouvertes de peaux, à l'abri desquelles les assiégeants faisaient jouer le bélier ou travaillaient à miner la muraille3); ils élevèrent la terrasse et dressèrent les tours. La grandeur et la promptitude de ces ouvrages tout nouveaux pour les Belges les surprirent tellement qu'ils députèrent vers César et lui offrirent de capituler. Le général romain leur accorda la vie sauve, à la prière, des Rômes leurs frères; mais il exigea qu'ils livrassent leurs armes et les principaux personnages de la nation, y compris les deux fils du roi Galba4. Après cela, il entra sur le territoire bellovake.

1. Ita sine ullo periculo tantam eorum multitudinem nostri interfecerunt, quantum fuit diei spatium; Ca?s., Bell. Gall., 11, 11. — Dio, ub. supr.

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