‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 103 sur 454 · Aujourd'hui Noyon · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Noyon

3. Veget., de Re milit., iv, 15. — Sali., Jug., 76. — Liv., passim.

4. Petentibus Remis, ut conservarentur, impétrant. Caes., Bell. Gall., h, 12. — Primis civitatis atque ipsius régis Galbœ duobus filiis armisque omnibus... transditis... Id., ibid., 13,

La principale place de cette nation se nommait Bratuspantium 1 ; une population immense s'y était réfugiée avec tous ses meubles. César y dirigea sa marche ; il n'en était plus qu'à cinq milles., lorsqu'il vit approcher une troupe de vieillards tendant les mains, et criant qu'ils venaient se rendre, qu'ils ne voulaient pas porter les armes contre les Romains2. César, s' étant avancé plus près de la place pour établir son camp, aperçut la multitude des femmes et des enfants qui lui tendaient aussi les bras du haut des murailles, et le suppliaient par leurs gestes de ne les point traiter en ennemis. Une autre intercession toute-puissante auprès du général romain vint alors à leur secours. L'Éduen Divitiac, qui, après la dispersion de l'armée confédérée, avait licencié ses troupes et était de retour dans le camp de César, se porta garant de la soumission des Bellovakes : « De tout temps, « dit-il, les Édues et les Bellovakes ont été unis d'intérêts « et d'amitié. Entraînés par des chefs qui leur répétaient « que , sous l'alliance des Romains , les Édues étaient « esclaves et réduits à souffrir toute sorte d'indignités et « d'outrages, les Bellovakes se sont détachés de nous; ils « ont pris les armes contre vous. Maintenant, les auteurs « de ces conseils perfides, voyant les calamités auxquelles « leur pays est en proie, l'ont abandonné; ils se sont « sauvés dans l'île de Bretagne3. Les Édues s'unissent

1. Aujourd'hui Gratepenche ou Bratepense, à deux lieues de Breteuil. D'Anville, Notice de la Gaule, et Géogr. anc, t. I, p. 84.

2. Omnes majores natu, ex oppido egressi, manus ad Cœsarem tendere et voce significare cœperunt, sese in ejus fldem ac potestatem venire, neque contra populum romanum arniis contendere. Cses., Bell. GalL, ii, 13.

3. Qui hujus consilii principes fuissent, quod intelligerent quantam calamitatem civitati intulissent, in Britanniam profugisse. Id., ibid.,

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