‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 105 sur 454 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

3. Nervii circa affectationem germaniese originis ultro ambitiosi sunt; tanquam, per banc gloriam sanguinis, a siinilitudine et inertia Gallorum separentur. Tac, Germ., 28.

57 Suessions, des Bellovakes, des Anibiens, les avait remplis de colère : ils leur reprochaient d'avoir trahi lâchement la vertu de leurs ancêtres et la liberté de la Gaule ; ils protestaient que, quant à eux, ils n'écouteraient jamais une proposition de paix, et que jamais César ne verrait le visage d'un député nervien1. La nature de leur pays était d'ailleurs très-favorable à une guerre défensive; n'ayant point de cavalerie , et ne se souciant nullement d'en avoir, ils s'étaient étudiés à le rendre impraticable à la cavalerie ennemie. Ils entaillaient et courbaient de jeunes arbres, dont les branches, prenant une direction horizontale et s'entrelaçant avec des ronces et des épines, formaient une large haie impénétrable même à la vue2. Ces espèces de murailles coupaient le pays en tous sens, empêchaient l'abord de la cavalerie et arrêtaient à chaque pas les troupes de pied. Depuis quelques jours les Nerves avaient pris, contre l'attaque des Romains, toutes les précautions d'usage. Après avoir déposé les femmes, et ceux que leur âge mettait hors d'état de combattre, dans un lieu sûr, dont rapproche était protégée par des marais, sous la conduite d'un chef nommé Boduognat 3, ils attendaient l'ennemi près de la rive droite de la Sambre. Les Vëromandues et les Atrébates s'étaient déjà réunis

i. Increpitare atque incusare reliquos Belgas, qui se populo romano dedidissent, patriamque virtutem projetassent : confirmare sese ueque legatos missuros, neque ullam conditionem pacis accepturos. Ctes., Bell. Gai!., h, 15,

2. Quo facilius finitimorum equitatum, si praedandi causa ad eos venisset, impedirent, teneris arboribus incisis atque inflexis, crebris iu latitudinem ramis et rubis sentibusque interjectis, effecerant ut instar mûri hae sepes inunimenta prœberent, quo non modo intrari, sed ne pcrspici quidem posset. Id-, ibid., 17.

à. Buddig-nat, fils de la victoire.

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