‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 121 sur 454 · Cses., Bell. Gall., in, 15. — Flor., m · texte numérisé non relu

Cses., Bell. Gall., in, 15. — Flor., m

3. Omni senatu necato. Cses., Bell. Gall , m, 16. — Principibus per tornienta interfectis... Oros., vi, 8.

4. Reliquos sub corona vendidit. Caes., ub. supr. — Oros., loc. cit. — Dio, xxxu, 43.

mépris du même traité, les sénats qui gouvernaient ces nations, gagnés par la peur ou par l'argent, défendirent à leurs peuples de prendre les armes, et déclarèrent leur intention bien arrêtée de rester en paix avec les Romains1. Cette conduite excita une vive indignation : les Éburovikes, les Aulerkes, les Lexoves se soulevèrent contre leurs magistrats, et les massacrèrent2; ayant ensuite mis leurs villes en état de défense, ils allèrent se joindre aux Unelles, que commandait Viridovix. Ce chef avait déjà vu accourir autour de lui nombre de paysans du nord et du centre de la Gaule, qui désertaient les travaux de la campagne pour venir combattre l'étranger loin de leurs foyers, et que celui-ci dans sa colère traitait de vagabonds, d'hommes perdus et de brigands3. Ce fut à l'aide de cette armée que Viridovix arrêta d'abord l'invasion de Sabinus.

Celui-ci, jugeant prudent de ne point s'exposer à un combat, se tint renfermé dans un camp bien choisi et bien fortifié; Viridovix campait à deux milles de lui. Tous les jours le chef armoricain rangeait ses troupes et présentait la bataille, mais vainement, et déjà Sabinus, méprisé des Gaulois, était en butte au sarcasme des siens. L'opinion qu'il donna de sa peur fut telle que les Gaulois osèrent approcher jusqu'au pied des palissades en raillant et provoquant ses soldats. Son inaction et en quelque sorte le blocus de son camp durèrent plusieurs mois.

La timidité de Sabinus n'était rien moins que simulée ;

1. Quod auctores belli esse nolebant. Caes., Bell. Gall., m, 17.

2. Senatu suo interfecto, portas clauserunt seque cum Viridovice conjunxerunt. Id., ibid.

3. Magna multitude» undique ex Gallia perditorum hominum latronumque convencrant, quos spes prœdandi studiumque bellandi ab agriculture quotidiauoque labore revocabat. Id., ibid.

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