Cses.,Bell. Gall., iv
2, Principibus Gallise evocatis, Caesar ea quae cognoverat dissimulanda sibi existimavit. Id., ibid.
55 « qu'on leur laissât des terres qu'ils avaient conquises par « leur bravoure, ou qu'on leur en assignât d'autres. a Nous ne le cédons qu'aux seuls Suèves, à qui les dieux « mêmes ne résisteraient pas, s'écriaient leurs ambas- « sadeurs avec fierté; quant à tout autre ennemi, il n'en « est pas sur la terre qui ne doive trembler devant nos « armes1. »
La réponse de César fut celle d'un maître qui ouvre ou ferme à sa volonté l'entrée de ses domaines. « Je « ne puis, dit-il aux Germains, faire avec vos nations « aucun traité, tant qu'elles seront sur le sol gaulois. Il <( n'est pas juste que ceux qui n'ont pas su défendre leur » bien s'emparent du bien d'autrui ; d'ailleurs, il n'y a « ici aucun terrain vacant, surtout pour y transplanter « une telle multitude. » Il ajouta « qu'ils pouvaient se « retirer vers le territoire des L bes, dont les envoyés se « plaignaient, en ce moment, des violences des Suèves, « et lui demandaient assistance; qu'il se chargeait d'ob- « tenir le consentement de la nation ubienne 2.. »
Les députés parurent écouter sans trop de répugnance la proposition du général romain ; ils lui demandèrent seulement de suspendre sa marche pendant trois jours, afin qu'ils pussent consulter leurs compatriotes et lui rapporter la réponse. César s'y refusa; sachant qu'une partie de la cavalerie avait été envoyée depuis quelques jours au midi de la Meuse pour chercher des vivres, et faire du butin sur les terres des Ambivarites 3, il en inférait qu'ils attendaient le retour de cette troupe, et ne vou-
i. Sese unis Suevisconcedere, quibusnedii quidem immortales pares esse possint; reliquum quidem in terris esse neminem, quem non superare possint. Caes., Bell. Gall., iv, 7.