‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 133 sur 454 · LIVRE VI.— CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE VI.— CHAPITRE I

même de son camp , il entendait ses auxiliaires exalter 55 la bravoure des Germains pour décourager ses soldats. Il sentit qu'il ne devait leur laisser le temps ni d'affaiblir la confiance des légions, ni de prendre pour euxmêmes un parti décisif l ; mais dissimulant soigneusement ses appréhensions secrètes , il parut concentrer tout son ressentiment sur les Germains. « Ces perfides, « disait-il, n'étaient venus implorer la paix que pour le « trahir et le surprendre 2. Leur joie pourtant ne serait « pas longue, car il y aurait une vraie démence à diffé- « rer encore, ta patienter bénévolement, jusqu'à ce que « leur cavalerie fût de retour. » Ayant convoqué ses lieutenants et son questeur, il décida, de concert avec eux, qu'il fallait saisir la première occasion de livrer bataille.

César en épiait une, et, suivant ses "propres paroles, une très-favorable 3; car c'était le lendemain matin que les négociateurs des Tencthères et des Usipètes devaient se rendre auprès de lui. Ils arrivèrent effectivement en grand nombre, tous recommandables par leur âge et par leurs hautes dignités, demandant à s'expliquer sur le combat de la veille, et protestant qu'ils n'avaient point à se reprocher la violation de la foi jurée4. César, sans vouloir les entendre, donna Tordre de les mettre aux fers-, puis il fit sortir toutes ses troupes, plaça la cavalerie gauloise en surveillance à l'arrière-garde s, rangea

praelio auctoritatis essent consecuti, sentiebat. Cass., Bell. Gall., iv, 13.

1. Quibus ad consilia capienda nihil spatii dandum existimabat, Id., ibid.

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