‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 141 sur 454 · Dio, lxxvi · texte numérisé non relu

Dio, lxxvi

5 'commun , même les femmes. La communauté des femmes existait bien chez les autres Bretons par sociétés de dix à douze personnes, principalement entre enfants et pères, et entre frères, et les enfants étaient censés appartenir à celui qui avait le premier connu la mère1 ; chez les Galls, la promiscuité était plus complète, et les enfants n'appartenaient à aucun individu, mais à la famille; ils ne reconnaissaient pas de pères, comme les femmes ne reconnaissaient pas de maris2.

La température de l'île de Bretagne était plus douce que celle de la Gaule septentrionale ; mais les brouillards, les pluies abondantes, la chaleur modérée de l'été, ne permettaient aux fruits de mûrir qu'avec lenteur3. Le sol présentait sur presque toute sa surface une immense forêt d'arbres vigoureux, entrecoupée de gras pâturages, de lacs et de fleuves4. Outre les célèbres mines d'étain situées dans l'intérieur des terres3, la Bretagne renfermait du fer, de l'or et de l'argent 6 ; quelques rivières y roulaient, dit-on, des pierres gemmes7; une espèce de murex propre à la teinture noire 8, et des perles ternes et de médiocre valeur se péchaient sur quelques points de ses côtes9. Le cuivre y était importé du continent de

1. Uxores habent déni duodenique inter se communes, et maxime fratres cum fratribus, parentesque cum liberis; sed si qui sunt ex bis nati, eorum babentur liberi, quo primum virgo deducta est. Cass., Bell. Gall., v, 14.

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