‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 160 sur 454 · Cœs., Bell. Gall., v · texte numérisé non relu

Cœs., Bell. Gall., v

54 nombre. Ils avaient donné le commandement général de leurs forces el confié la conduite de la guerre à Cassivellaun. Quoique plusieurs de ces peuplades fussent en guerre avec lui, à l'arrivée des Romains, elles n'avaient point hésité à entrer dans son alliance et à combattre l'étranger sous les enseignes de ce chef, le plus puissant et le plus belliqueux du pays. Les Bretons, avec leurs chariots, attaquèrent vivement pendant sa marche la cavalerie romaine : celle-ci eut l'avantage, et les repoussa dans les bois et sur les hauteurs; mais, s'étant engagée trop avant, elle perdit du monde. A quelques jours de là, comme les Romains, ne s'attendantà rien, s'occupaient de fortifier leur camp, les insulaires sortirent des bois et se jetèrent sur leurs postes avancés : le combat y fut rude. César envoya deux cohortes de renfort, chacune la première et par conséquent la plus solide de sa légion; mais ces cohortes ayant laissé entre elles un petit intervalle, les chariots s'y précipitèrent et pénétrèrent dans la ligne romaine; les deux cohortes étaient taillées en pièces, si de nouveaux renforts n'étaient venus les dégager1.

L'infanterie légionnaire, couverte d'armes pesantes, n'osant pas se séparer des enseignes pour suivre i'ennemi, avait beaucoup de désavantage dans ce genre de combat. La cavalerie n'y était guère plus propre ; car il arrivait souvent que les Bretons, après avoir attiré, par des fuites simulées, les escadrons ennemis loin du corps de bataille, faisaient volte-face, descendaient de leurs chariots, et, combattant à pied , forçaient ceux-ci à une lutte inégale, et non moins périlleuse dans la retraite que dans l'attaque. D'ailleurs, ne se formant jamais en

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