Acco qui princeps consilii fuerat. Id., ibid
3. Petentibus .'Eduis... quorum antiquitus in fide erat civitas. Id., ibid.
si puissante médiation; il ne dévasta point les campagnes senonaises, se contentant d'exiger l'extradition d'Acco, cent otages, qu'il laissa en garde aux Édues, et tout ce que le pays avait de cavalerie sur pied. Toutefois il ne rétablit pas Cavarin dans ses anciennes fonctions de roi au service des Romains, de peur que. ses ressentiments personnels et l'aversion du peuple ne suscitassent quelques nouveaux troubles1; il lui donna le commandement de la cavalerie senonaise, et l'emmena avec lui. Il allait passer de là sur le territoire des Carnutes, lorsque les Renies accoururent et intercédèrent pour ceux-ci, au même titre que les Édues pour les premiers 2. Telle était la jalousie avec laquelle ces deux nations se disputaient la faveur romaine et la prépondérance, qu'il eût été très-impolitique de refuser à l'une ce que l'autre avait obtenu. César, quoi qu'il en eût, se vit donc forcé d'épargner aussi les Carnutes. Il se rendit alors immédiatement à Lutétia, où il présida l'assemblée; après avoir fixé le contingent et les subsides que chaque cité devait lui fournir, il déclara la session close, et congédia les députés.
Toutes ses pensées se reportèrent alors sur le nord. Prévoyant bien qu'Ambiorix ne hasarderait pas une bataille contre lui, il résolut de lui couper d'abord toute retraite en deçà et au delà du Rhin, puis d'aller porter la guerre au cœur de son pays et de l'envelopper dans l'extermination générale de son peuple. Il le savait lié par le droit de l'hospitalité avec les Ménapes, ses voisins occidentaux, que défendaient de vastes forêts, de profonds marécages,
1. Ne quis aut ex ejus iracundia, aut ex eo quod meruerat odio civitatis, motus existât. Caes.,Bell. Gall., vr, 5.
2. Carnutes legatos obsidesque niittunt, usi deprecatoribus Remis.., eadem ferunt responsa. Id., ibid., 4.