Stirpem hominum sceleratorum. Id., ibid
3. Cassai' ad finitimas civitates nuntios dimittit : omnes ad se evocat, spe prsedse, ad diripiendos Eburones, ut potins in silvis Gallorum vita, quam legionarius miles periclitaretur; simul ut, magna multitudine circumfusa, pio tali facinore, stirps et nomen civitatis tollatur. Id., ibid.
53 tous les coins de la Belgique on vit accourir une foule de malfaiteurs et de gens sans aveu, dignes de mériter par de tels services une telle amitié. Qu'on se figure, si l'on peut, les horreurs qui durent accompagner ce sac de tout un peuple. Qu'on se représente ensuite un cordon de cinquante mille Romains, placés là pour assurer l'impunité des assassins, pour leur livrer les victimes; et parmi ces Romains, César, un frère de Cicéron, Brutus, Trébonius, tout ce que la jeunesse patricienne et plébéienne renfermait de plus éclairé et de plus poli ; on détournera les yeux avec tristesse et dégoût. Peutêtre alors les reportera-t-on, non sans quelque sentiment de fierté, sur nos temps et notre civilisation moderne, où la souffrance humaine trouve du moins des sympathies, où le sang versé ne reste pas muet.
L'arrêt porté contre les Éburons et la proclamation de César avaient passé le Rhin, et occupaient vivement les peuplades germaniques riveraines. Elles aussi voulurent avoir part à la curée. Traversant le fleuve sur des radeaux, deux mille cavaliers sicambres pénétrèrent dans l'Éburonie par la frontière du nord; et comme les opérations de l'armée romaine avaient refoulé de ce côté la population fugitive, ils prirent beaucoup d'hommes et de bestiaux1. Accoutumés à ces courses de brigandage, rien ne les arrêtait, ni les marais, ni les bois. L'appât du butin les attirant de plus en plus dans l'intérieur des forêts, ils s'enquéraient soigneusement sur quels points se trouvaient César et les différents corps de l'armée romaine2; des rapports unanimes les instruisirent que César était à l'autre extrémité du pays, avec la cavalerie,
«. CcesMBell. Gall., vi, 35.
2. Quibus in locis sit Cœsar, ex captivis quœrunt. Id., ibid.