Plut., in Mario
102 sait dans le quartier des Ambrons, et tenait Maiïus au courant de tout ce qui s'y passait1.
Désespérant à la fin d'attirer l'armée romaine hors du camp, les Ambro-Teutons entreprirent de l'y forcer; trois jours de suite, ils donnèrent l'assaut, et toujours repoussés après avoir fait quelques pertes, ils résolurent de continuer leur route vers les Alpes, en suivant la voie Domitienne. « Ce fut alors, dit l'historien de Marius, « qu'on put mieux estimer leur multitude; six jours en- « tiers, sans que leur marche fût interrompue, ils défi- « lèrent en vue du camp romain ; et, comme ils pasce saient sous le rempart, on les entendait crier aux soldats « en raillant : Nous allons voir vos femmes; n'avez-vous « rien à leur mander2? » Ils arrivèrent bientôt à Eaux- Sextiennes, le consul les suivant à petites journées.
Eaux-Sextiennes, située près de la petite rivière d'Arc, qui portait alors le nom de Csenus, était, comme nous l'avons dit précédemment, un des lieux de plaisance des magistrats et des riches citoyens de la Province. La beauté du site3, et par-dessus tout l'abondance des sources thermales, si recherchées des Romains, y attiraient un assez grand concours de monde dans les jours brûlants de l'été ; des bains publics avaient été construits, et rien n'y manquait de ce qui peut contribuer à l'agrément de la vie. La horde ne s'arrêta pas longtemps dans ses murs; après avoir enlevé toutes les provisions qui s'y trouvèrent, elle alla, un peu plus au levant, ranger
1. 'EffOïjxi oh K£/.Tf/.?i cxsuaaâasvo:;, xaî xà xotvôxaTa tyjç ôiaXs'xTOv upoç èvi£'j?tv ètù y.aipoù T;apa),a6ù)v, àvajj-iY^'JTai toiç pxpëâpoi;. Plut., in Sert., 3.
2. Eï Tt Tcpà; •îà; Yuvaïxa; è?u<TT£>,),oi£v, aùxoi yàçi ï^scôai ttc/lac, nap' aùxat;. Id., in Mario, 18. — Si quid ad uxores suas mandarent. Flor., m, 3.