‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 213 sur 454 · LIVRE VII. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — CHAPITRE I

des Romains, d'autant pins adroits à ces travaux, que 52 leur pays abondait en mines de for, qu'ils éîaient accoutumés d'extraire par des puits et des conduits intérieurs. Ils avaient de plus exhaussé leur muraille avec une galerie de charpentes recouvertes de peaux. Leurs sorties continuelles de nuit et de jour tourmentaient beaucoup les travailleurs; souvent ils mettaient le feu aux ouvrages. Si les tours de siège s'élevaient par l'augmentation journalière de la terrasse, ils élevaient aussi les leurs par le moyen de poutres unies ensemble. Enfin ils faisaient pleuvoir sans relâche dans les tranchées des pieux aiguisés au feu, de la poix bouillante, d'énormes quartiers de pierres, et empêchaient ainsi l'approche des remparts1.

Tous ces obstacles retardaient le siège, et cependant, malgré le froid et les pluies, les Romains persistaient avec constance; en vingt-cinq jours ils avaient construit une terrasse longue de trois cent trente pieds, et haute de quatre-vingts. La terrasse touchait presque aux murailles de la ville; et César, selon sa coutume, assistait aux travaux, et animait le soldat, afin que l'ouvrage ne se ralentît pas, lorsque, vers la troisième veille, il vit la terrasse fumer; les assiégés y avaient mis le feu par une mine-, en même temps s'élèvent de leurs murs de grands cris, et ils font une aouble sortie des deux côtés des tours ; d'autres, du haut des murailles, lancent sur la terrasse des torches, du bois sec, de la poix et toutes sortes de matières combustibles, si bien que les Romains ne savaient d'abord ou courir et où porter les premiers secours. Mais comme César avait établi que deux légions seraient toujours de garde en avant du camp, tandis que

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