La Loze et l'Ozerain : Lutosa et Osera
30b HISTOIRE DES GAULOIS.
52 ces forts devaient servir de retraite aux piquets de garde *.
Vercingétorix reconnut qu'il avait commis une grande faute en concentrant toutes ses forces sur un seul point; pour la réparer autant que possible, et. arrêter les progrès de cette barrière qui s'étendait autour de lui, il fit descendre sa cavalerie dans la plaine comprise entre le pied de la montagne et le confluent des deux rivières, avec ordre d'engager le combat, qui fut meurtrier et opiniâtre des deux côtés. L'avantage était enfin aux Gaulois, lorsque César rangea ses légions en bataille devant le retranchement. La présence des légions anime les cavaliers romains; les Gaulois, rompus et en déroute, se retirent vers leur camp; mais dans leur précipitation ils s'entassent aux portes trop étroites pour leur nombre, et ferment le passage à leurs compagnons. Les Germains, qui les poursuivent vivement, en font un grand carnage. César, pour profiter du désordre, avance avec les légions. A cette vue, les Gaulois de l'intérieur du camp s'effrayent et crient aux armes; quelques-uns des plus épouvantés courent se réfugier dans la ville, et Vercingétorix est obligé de faire fermer les portes du camp. Cependant l'ordre ne tarde pas à se rétablir. César renonce alors à attaquer et revient sur ses pas ; la cavalerie germaine le suit, ramenant beaucoup de chevaux et ayant tué beaucoup de monde 2.
Vercingétorix mettait dans sa cavalerie ses plus vives espérances; trahi par elle deux fois coup sur coup, il prit une résolution qui dénotait déjà bien du décourage-