Id., ibid
ces à quatre cents pas en arrière de ce fossé, afin de prévenir les attaques subites ou les irruptions nocturnes, et de garantir durant le jour les travailleurs romains; caria circonférence de la ligne était si grande, que les soldats pouvaient difficilement garnir les défenses. Dans l'espace intermédiaire, César tira encore deux fossés de quinze pieds de large et d'autant de profondeur, et dans celui qui était intérieur et traversait un terrain bas et inculte, il fit venir les eaux de la rh ière : derrière, il éleva une terrasse avec un rempart de douze pieds; il y ajouta un revêtementde claies avec des créneaux, et, à la jonction du rempart et du parapet, une fraise et une palissade formée de gros troncs d'arbres fourchus etsaillants, pour empêcher l'ennemi de monter; tout l'ouvrage fut flanqué par des tours, à quatre-vingts pieds de distance l'une de l'autre *. Les soldats romains devaient à la fois aller chercher des grains et des fourrages fort au loin (César leur avait ordonné de s'en pourvoir pour trente jours), couper les bois de construction et travailler aux retranchements, ce qui diminuait beaucoup le nombre des troupes dans le camp; souvent même les assiégés attaquaient les travailleurs, et faisaient des sorties vigoureuses par plusieurs portes. Pour parer en partie à ces inconvénients, César voulut ajouter de nouvelles défenses aux retranchements, afin qu'ils fussent gardés plus aisément et par moins de monde. D'après ses ordres, on prit des troncs d'arbres dont on retrancha les branches les plus faibles; ils furent passés à la doloire et aiguisés par le sommet ; on les enfonça et on les fixa au pied, en les liant l'un à l'autre, dans une tranchée large etprofonde de cinq pieds; ils sortaient depuis la naissance des branches; il y en
\. Cfps., Bell. Gall., vu, 72.