Id.,ibid
52 leur, la haine, la vengeance, avaient rallié dans une seule volonté, pour un seul effort, depuis la Garonne jusqu'au Rhin, depuis les Alpes jusqu'à /Océan, toutes ces nations naguère si divisées. Une assemblée générale s'était tenue, où le nord, le centre et l'ouest avaient envoyé également leurs représentants. L'ordre donné par Vercingétorix d'armer la population en masse avait, été discuté et rejeté, à cause des délais qu'entraînerait une telle opération et de l'impossibilité de faire agir sans confusion et même de nourrir des masses aussi énormes1: on avait préféré fixer à chaque nation un contingent qu'elle fournirait immédiatement. Les Édues, avec les peuples de leur ressort, Séguses, Ambirarètes, Brannoves, Aulerkes-Brannovikes, devaient armer trente-cinq mille hommes; trente-cinq mille aussi, les Arvernes joints à leurs clients, Eleutères-Cadurkes, Gabales et Vélaunes-, les Senons, les Séquanes, les Bituriges, les Santons, les Rutènes, les Carnutes, chacun douze mille; les Bellovakes, dix mille; les Lemovikes, dix mille; les Pictons, les Turons, les Parises, les Helvètes, huit mille chacun ; les Suessions, les Ambiens, les Médiomatrikes, les Pétrocores, les Nerves, les Morins , les Nitiobriges, chacun cinq mille; les Aulerkes-Cénomans, autant; les Atrébates, quatre mille ; les Bellocasses, les Lexoves, les Aulerkes-Éburovikes, trois mille chacun; les Baurakes avec les Boïes, même nombre; les États armorikes, les Curiosolites, Rhédons, Ambibares, Calètes, Osismes, Vénètes, Unelles, six mille en tout. Les Bellovakes, par un orgueil absurde, refusèrent leur contingent de dix mille hommes, disant qu'ils fai-
1. Ne tanta multitudine confusa, nec moderari, nec discernera suos, nec frumcutaudi rationem habere possent. Caes., Bell. Gall., vu, 75.