‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 259 sur 454 · Cœs., Bell., Gall., vu · texte numérisé non relu

Cœs., Bell., Gall., vu

52 claies et des fascines; alors elle coupe avec des faux les ibantelets, et commence à démolir le rempart1.

César fait partir Brutus avec six cohortes, ensuite le lieutenant Fabius avec sept autres : l'action devenant plus vive, il s'y porte en personne avec des renforts de troupes fraîches. Le combat rétabli et les assaillants repoussés, il se rend au poste où combattait Labiénus. Il prend d'abord avec lui quatre cohortes du fort voisin, se fait suivre par une partie de la cavalerie, et ordonne à l'autre de faire un circuit par le dehors des retranchements et d'aller prendre l'ennemi sur ses derrières : Labiénus se trouvait dans le plus grand danger2.

César se hâta d'arriver. Les Gaulois qui, delà hauteur qu'ils occupaient, plongeaient sur le terrain du camp, reconnurent le proconsul au manteau de pourpre qu'il portait les jours de bataille, et, voyant les escadrons et les cohortes qui le suivaient, recommencèrent l'assaut; un double cri s'éleva en même temps des rangs gaulois et des rangs ennemis. Bientôt même, jetant le javelot, de part et d'autre, on tira le glaive, et on lutta corps à corps. Pendant cette mêlée terrible, la cavalerie romaine, que César avait envoyée en dehors du camp, vint prendre les Gaulois à dos tandis que des cohortes fraîches accouraient sur le rempart. Les Gaulois faiblirent, et furent enfin repoussés après un grand carnage. Sédule, prince et chef des Lemovikes, fut tué, et Vergasillaun fait prisonnier; plus de soixante-quatorze drapeaux furent apportés à César. La garnison d'Alésia, voyant ce massacre et cette fuite désespérée, abandonna sa position et rentra dans la ville. Une terreur panique s'empara alors du

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