‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 262 sur 454 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

César fit à la garnison d'Alésia grâce de la vie, mais il la réduisit en esclavage, ainsi que les prisonniers de l'armée extérieure tombés en son pouvoir. Chaque soldat romain eut un captif pour butin *. Le proconsul réserva seulement vingt mille Arverncs et Édues pour regagner l'amitié de ces peuples, et les ramener à l'obéissance. Il partit ensuite et se rendit sur le territoire éduen. Découragée et tout étourdie du coup qu'elle venait de recevoir, la cité éduenne se soumit sans résistance; les Arvernes eux-mêmes envoyèrent des députés pour demander les ordres de César. Il exigea d'eux beaucoup d'otages. Ces nations furent les seules qui déposèrent les armes, et c'était, il est vrai, sur elles que les plus grandes pertes avaient porté. Voyant bien que la guerre n'était rien moins que finie, le proconsul envoya Labiénus avec deux légions et de la cavalerie passer l'hiver chez les Séquanes; il en plaça deux chez les Renies, une chez les Bituriges, une chez les Rutènes, deux sur la Saône •afin de pourvoir aux vivres ; lui-même prit son quartier à Bibracte2.

1. Ex captivis loto exercitui capita^siugula, prsedee nomine, distribuit. Cces., Bell. Gall., vu, 89.

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