‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 266 sur 454 · LIVRE VII. —CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE VII. —CHAPITRE III

César les suivit au delà de la Loire ; il trouva leur pays si presque, désert : les habitants s'étaient dispersés et cachés au fond des bois. César, qui ue voulait pas exposer ses troupes aux rigueurs d'une saison rude et pluvieuse, les cantonna dans Génabum, partie sous les masures réparées des Gaulois, depuis l'incendie de l'année précédente, partie sous des baraques qu'il fit construire et recouvrir de chaume. Cependant il envoya sa cavalerie et son infanterie auxiliaire sur tous les points où l'on disait que les fugitifs s'étaient retirés. Ces courses ne furent point vaines, et chaque fois les Romains ramenèrent au camp un grand nombre de captifs et de bestiaux. Enfin la population carnute, mal abritée au fond de ces bois, assiégée et décimée par l'épée de l'ennemi, par l'âpreté et les pluies de l'hiver, se dispersa chez les nations voisines, où elle trouva un asile *.

Sur ces entrefaites, la guerre recommença dans le nord; les Bellovakes les premiers prirent les armes ; les Aulerkes, les Vélocasses, les Calètes, les Ambiens, les Atrébates suivirent. La confédération attendait encore de la cavalerie germaine, que Comm 2 l'Atrébate avait été enrôler au delà du Rhin. Pendant l'absence de ce chef actif, le commandement suprême avait été confié au Bellovake Corrée 3, que recommandait surtout au choix de ses compatriotes une haine profonde et implacable contre les Romains. Le rendez-vous général était sur la frontière des Rèmes, opiniâtres dans leur trahison envers la cause nationale et dans leur amour pour l'étranger.

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