‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 269 sur 454 · LIVRE VII. —CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE VII. —CHAPITRE III

iï jeta en ayant sa cavalerie, et suivit avec les légions; pourtant, comme il devait se tenir en garde contre quelque surprise, il ne s'avança qu'avec lenteur. Les cavaliers d'ailleurs ne pouvaient pénétrer à travers la fumée et les flammes; ceux qui s'y laissaient emporter voyaient à peine la tête de leurs chevaux1. Les Gaulois eurent le temps de s'échapper, firent dix milles sans perte, et s'arrêtèrent dans une position avantageuse, d'où, par leurs embuscades fréquentes, ils nuisaient beaucoup à l'ennemi. Ces rencontres se multipliaient, lorsque César apprit, d'un captif, que le chef bellovake Corrée avait choisi sur toute son armée mille cavaliers et six mille fantassins des plus braves, et les avait postés dans un lieu où il soupçonnait que les Romains viendraient à cause de la quantité de grains et d'herbe qui s'y trouvait. César, averti à temps, fit partir en avant toute sa cavalerie avec l'infanterie légère ; lui-même suivit avec les légions du plus près qu'il lui fut possible2. Le lieu de l'embuscade était une plaine d'un mille carré, entourée dans toute sa circonférence par des bois épais et une rivière profonde; Corrée l'avait ceinte d'un cordon de troupes d'élite. A l'approche de la cavalerie romaine, le chef bellovake paraît à la tête de ses cavaliers et la charge vigoureusement; la cavalerie romaine recule ; l'infanterie légère accourt et la soutient; l'infanterie gauloise sort du bois ; le combat s'engage sur tous les points et se prolonge. longtemps incertain; l'arrivée des légions décida de la victoire. Les Gaulois, découragés, cherchent alors à fuir par divers chemins; mais cette

1. Vix suorum ipsi priorcs partes animadverterent equorum... Hirt., vni, 16.

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