Hirt. vin
51 nés de grains, vinrent s'établir à dix milles de la ville, pour y faire entrer en détail leurs convois; ils se partagèrenl le service. Drappès resta à la garde du camp; Luctère fut chargé de conduire et d'escorter les transports. Ayant disposé des postes d'observation, vers la dixième heure de la nuit, il dirigea sa marche par des chemins couverts de bois et difficiles; mais les vedettes romaines entendirent le bruit des chevaux. Sur le rapport de ses éclaireurs, Caninius prit les cohortes de garde, et au point du jour chargea les postes gaulois; ceux-ci, troublés de cette attaque imprévue, se dipersent et reculent vers l'escorte-, les Romains s'animent davantage, fondent sur elle et ne font aucun prisonnier. Luctère échappa avec un petit nombre des siens, mais il ne rentra pas dans son camp-1. Aussitôt, et sans perdre un seul instant, Caninius marcha avec une légion vers l'armée de Drappès; il se fit précéder par sa cavalerie et par cette infanterie germaine habituée à suivre les chevaux et à combattre au milieu d'eux. Drappès campait, à la manière gauloise, au pied d'une colline, sur le bord d'une rivière, négligeant d'occuper les hauteurs-, l'infanterie germaine et la cavalerie engagèrent à l'improviste le combat, tandis que les cohortes s'emparaient du coteau. Celles-ci dirigèrent bientôt une charge impétueuse et générale sur le camp, et le forcèrent. Tout y fut pris ou tué; Drappès, enveloppé pendant le combat, resta prisonnier; les Romains enlevèrent un grand butin. Délivrées de l'ennemi extérieur, les légions reprirent avec confiance les travaux du blocus : Fabius, arrivé sur ces entrefaites avec ses vingt-cinq cohortes, se réserva un côté de la ville pour l'assiéger 2.