Cic, Epist., ix, 15 ad Papir. Pset., et passim
44 « Antoine dans le panégyrique du dictateur, voyez cette « Gaule, qui naguère nous envoya les Ambrons et les « Cimbres, cultivée aujourd'hui comme l'Italie. Des « communications nombreuses et sûres sont ouvertes « d'une de ses extrémités à l'autre : la navigation est « libre et animée, non pas seulement sur le Rhône et la « Saône, mais sur la Loire et la Meuse, mais jusque sur a l'Océan *. » A la faveur de ce régime doux, où l'action du pouvoir était presque nulle, les améliorations naissaient et prenaient racine d'elles-mêmes, par la seule influence du commerce et la seule nécessité des choses. A vrai dire, il y avait en Gaule absence du gouvernement romain ; le tribut excepté, que compensaient d'ailleurs largement le produit des services militaires et les faveurs soit personnelles, soit collectives, tout subsistait dans le même état qu'au temps de l'indépendance, sauf plus de lumières, d'industrie et de tranquillité. Ce fut une situation heureuse pour les nations transalpines, une transition naturelle et facile au nouvel ordre social, à la dépendance politique, que la conquête leur avait imposée. Aussi la mort du dictateur les affligea vivement, et elles se rattachèrent aussitôt à l'homme qui, par son titre de fils adoptif de César, semblait leur promettre la continuation de ses plans et de sa bienveillance. Elles sentaient que le patronage d'une famille valait mieux pour elles que la protection passagère et plus exigeante des partis. Tant que le jeune César fut absorbé par les guerres civiles, il laissa la Gaule jouir de toute la liberté, de tout l'oubli dont elle avait joui sous
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