‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 315 sur 454 · LIVRE VIII. —CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. —CHAPITRE II

base d'une répartition uniforme de l'impôt1. Cet impôt 27 dépassa de beaucoup le taux modéré fixé jadis par César immédiatement après la conquête; Auguste \ ou lut le mettre en harmonie avec les charges des autres provinces et avec les dépenses de l'Empire.

L'organisation militaire du pays appelait aussi son attention. Il établit d'abord sur la rive gauche du Rhin deux camps de quatre légions chacun, destinés à réprimera la fois les mouvements de la population gauloise et les incursions germaniques2. Donnant en outre une nouvelle extension au système déjà mis en œuvre par Agrippa, il recommanda de transplanter en Gaule, le long du fleuve, soit de gré, soit de force, le plus de Germains qu'il se pourrait. On verra plus tard avec quelle rigueur ses ordres furent exécutés 3.

Quant à la population indigène, elle fut presque totalement désarmée dans les provinces du centre et du midi4. D'après les mœurs de l'ancienne société, tout Gaulois était soldat, tout Gaulois avait ses armes : Auguste restreignit cette capacité à une milice peu nombreuse qui se bornait à la police des villes et des campagnes. Les cités riches et populeuses furent obligées, il est vrai, d'entretenir chacune soit des cohortes d'infanterie, soit une division de cavalerie, équipées et exercées à la romaine5; mais ces troupes régulières dé-

1. Census a tribus Galliis, quas pater vicerat, actus. Liv. epit.,cxxxiv. — Dio, lui, 22.

2. Commune in Germanos Gallosque subsidium. Tac, Ann., iv, 5.

3. (Augustus) Ubios et Sygambros dedentes se... in proximis Rheno agris collocavit. Suet., August., 21. — Quadraginta millia dediticiorum (Tiberius) juxta ripam Rheni in Gallia collocavit. Id., Tiber., 11.

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