‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 316 sur 454 · Voir plus bas la révolte de Sacrovir et de Florus · texte numérisé non relu

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5. Tac, passim. — La division de cavalerie s'appelait ala, aile.

27 pendirent uniquement des généraux et des gouverneurs romains; les cités n'eurent aucun droit sur elles : elles formèrent des corps auxiliaires toujours prêts à marcher contre les troubles du dedans ou du dehors , à la première réquisition des lieutenants de l'Empereur. On sent combien aisément le séjour des mêmes camps, l'habitude d'une commune discipline , devaient les rapprocher des Romains, et les rendre enfin étrangères à leur patrie.

Ces mesures assuraient aux Romains la possession du territoire, il fallait encore celle des esprits : des améliorations successives la préparèrent avec sagesse. Une école fut fondée dans Augustodunum pour l'enseignement de la langue latine, de la législation et des sciences des Romains l. Massalie seconda par son influence forte et salutaire le développement de l'instruction2. Tolose, Arélate, Vienne3, toutes les villes considérables de la Narbonnaise, instituèrent des gymnases où les lettres grecques et latines brillèrent d'un vif éclat, et de ce foyer elles se propagèrent rapidement dans les provinces chevelues. Toute la jeune noblesse gauloise se précipita avec passion au sein de cette carrière nouvelle, par ambition d'abord et par amour de la nouveauté, puis par sentiment et par plaisir; les familles opulentes, les villes mêmes firent venir à grands frais, soit de Massalie. soit de Rome, des médecins et des professeurs de philosophie et d'éloquence 4. Le goût de l'étude dans les classes éle-

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